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De la Kabylie en exil, Yennayer entre deux  rives


Par : Karima Siber | Le : 10/01/2016 à 19:19 | Commentaire

Pour beaucoup c’est peut être la fin des fêtes de fin d’année, mais pour les Amazighs les fêtes se poursuivent jusqu’au 12 janvier de l’année nouvelle, qui correspond au nouvel an Berbère, appelé Yennayer.

Beaucoup ne connaissent peut être pas la vraie histoire de yennayer, certains diront que c’est le nouvel an chez les Berbères, d’autres diront c’est l’occasion pour manger un bon couscous dans une chaleur familiale, mais Yennayer reflète un événement historique avant tout, quand le roi berbère Chachnaq avait battu les troupes de pharaon qui avaient tenté une énième invasion sur les territoires Berbères. Mais bien que l’occasion soit historique elle est célébrée dans toutes les régions Berbérophones, des Kabyles aux Chaouias en passant par les Touaregs, les Chleuhs et les Mozabits, mais la façon de la célébrer est différente d’une région à une autre.

En exil on célèbre également Yennayer, mais le gout n’est pas même que lorsqu’on est entouré des nôtres. En étant enfant vivant encore en Kabylie, j’ai toujours été fascinée par la chaleur familiale qui comblait cette occasion, une chaleur qui n’avait de prix, ce moment que je qualifie encore et toujours d’un pur bonheur, car et malgré les conditions précaires de cette époque là, personne ne pouvait se priver de cette soirée, le diner de Yennayer « Imensi N Yennayer », pour l’enfant que j’étais, était l’occasion où toute la famille se réunissait autour de ce couscous que je trouvais d’ailleurs assez spécial et luxuriant, de part tous les ingrédients riches qu’il contenait entre la volaille et les sept légumes « Seb3a n Isufar », mais aussi de tout l’amour et la tendresse de la personne qui le préparait qui est ma mère, et qui ajoutait à cela une saveur assez particulière.


Aujourd’hui et vivant en exil depuis plusieurs années maintenant, ces moments et cette ambiance familiale me manquent, mais cela n’empêche pas que l’on fête aussi cette occasion, ici et là-bas, entre amis pour immortaliser l’événement et dire que malgré notre exil on est là, on y tient.

Yennayer amarbuh et Assegas Ameggaz i yal yiwen !


Par : Karima Siber.


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